Selon Le Figaro (Beaumarchais, si tu savais… ), le bouclier fiscal aurait coûté 591 millions d’euros à l’Etat en 2010.
Selon La Tribune, le ministre de l’Education-pour-les-riches-et-la-prison-pour-les-pauvres prévoit de fermer 1.500 classes dans le primaire à la rentrée 2011 et de supprimer ce faisant 16.000 postes alors même que le nombre d’élèves est en augmentation. « Ce sont pas moins de 65.000 postes d’enseignants qui auront disparu en cinq ans ». Et de citer le petit président de l’ex-République : « compte tenu des déficits, des problèmes que nous avons, on ne peut pas faire le choix à la fois d’augmenter sans cesse le nombre et en même temps d’augmenter la rémunération des statuts ». Les intéressés peinent sans doute, soit dit en passant, à déceler une quelconque augmentation de leur rémunération.
Que pouvons-nous en conclure ?
1) La lecture de l’ex-presse d’ultra-droite néolibérale conservatrice équivaut à un bon bourrage de crâne, certes, mais aussi à un vrai lavage d’estomac. Dans notre ex-République nationale-sarkozyste, l’ex-presse ne se lit plus, elle se vomit jusqu’à la bile.
2) Avec les 591 millions d’euros rendus par l’Etat à ses petits protégés, on aurait pu payer 16.000 profs toute une année 3.078 euros par mois, soit un peu plus que le salaire mensuel net d’un prof certifié à l’échelon maximum d’avancement après 30 ans de carrière (3.026 euros). On mesure donc un peu mieux à quoi auront servi précisément ces 16.000 suppressions de postes, ce que n’ont évidemment remarqué ni La Tribune ni Le Figaro. Ce dernier précise néanmoins :
« Les 925 ménages ayant des revenus supérieurs à 44.980 euros par an et un patrimoine supérieur à 16,5 millions ont capté 60 % du coût du bouclier. Le fisc leur a remboursé en moyenne 381.000 euros. Sans bouclier, leur impôt aurait été confiscatoire. Voilà pourquoi la fin du bouclier ira de pair avec un allégement de l’ISF. »
On sait donc très précisément à quoi servira l’allègement de l’ISF : à éviter que l’impôt de ces gros cochons ne leur paraisse « confiscatoire ».
Et on sait très précisément comment sera financé cet allègement : en confisquant encore des milliers de postes à l’Education nationale en particulier, et à la Fonction publique en général.
Cut the crap !